Les Trois sagesses chinoises

Les Trois sagesses chinoises

Le bouddhisme

Le bouddhisme est une voie de transformation de l’esprit, pour aller de l’ignorance à la sagesse, de l’égocentrisme à l’altruisme et à la compassion. Qu’il s’agisse d’une religion, d’une philosophie ou d’une pratique centrée sur la méditation, le bouddhisme a été fondée au Vème siècle avant JC par Siddhârta Gautama, le premier BOUDDHA historique. Le mot sanskrit « bouddha », signifie « celui qui s’est réalisé ».

Le bouddhisme propose des méthodes pour libérer l’esprit de l’illusion et des états mentaux nuisibles tel que la haine, l’obsession, la jalousie et l’orgueil. Les enseignements bouddhistes sont très vastes et comprennent aussi bien des points de vue philosophiques qu’une pratique spirituelle dont le but est de se défaire d’une vision erronée de la réalité et de déraciner les causes même de la souffrance.

Le bouddhisme repose sur le fait que la vision du monde et de la vie dépend de l’homme lui même, c’est pour cela qu’on ne peut pas le considérer comme une religion, car quand il s’agit d’une religion, en général, on s’appuie sur une croyance de l’existence en un Dieu, créateur du monde et de l’homme.

Même si on parle de « foi » dans le bouddhisme, c’est plutôt une croyance dans l’enseignement de bouddha et de ses successeurs. Bouddha est plus représenté comme un exemple à suivre, on ne le prie pas qu’il nous vienne en aide. Même si il existe des cérémonies en son honneur il s’agit plus de le commémorer comme on le ferait pour honorer un grand personnage. Les rituels comme par exemples les offrandes ne sont pas destinés à s’attirer ses faveurs ou autres, mais sont plus faites pour montrer des marques de respect.

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Le Confucianisme

Fondé sur l’enseignement du philosophe CONFUCIUS (551-479 avant JC), un sage issue du pays de Lu, au sud de l’actuelle province du Shandong.

Le Confucianisme se compose de 6 concepts clés, Confucius considérait que l’homme devait trouver son équilibre, se comporter et agir en fonction des vertus suivantes :

– La bonté;
– La droiture;
– La sagesse;
– La loyauté;
– Le respect des parents;
– et celui de la vie et de la mort.

Le Li : un principe qui consiste à agir de manière mesurée et équilibrée: « L’homme honnête est lent, sa parole est prompt à l’action. Selon ce principe la plupart des problèmes viendraient du fait de l’impulsivité. Il faut savoir mesurer ses paroles et ne jamais promettre des choses que l’on ne pourra pas tenir.

Le Ren : Il représente l’humanité, la charité, la bonté que tout être humain doit être capable de manifester vis à vis de ses congénères. Il résume le précepte suivant ;  » ne fait pas aux autres ce que tu ne voudrais pas qu’on te fasse ».

Le Yi : Il ressemble au Ren mais dans une vision plus centrée sur la justice au sens pratique du terme. La meilleure manière de protéger ses intérêts est de ne rien faire qui aille à l’encontre de ceux des autres.

Le Xiao : Il fait mention de l’importance d’être respectueux envers ses propres parents. Nos ancêtres ont fait des efforts et des sacrifices pour en arriver là. Le respect des aînés joue un rôle primordial dans la philosophie du confucianisme.

Le Chu : Il décrit la nécessité d’avoir de bonnes relation et un bon équilibre entre les citoyens et l’état, dans sa famille, dans sa communauté… Chacun doit être conscient de son rôle, trouver sa place, son équilibre et veiller à toujours adopter le bon comportement.

Le Chung : Il incarne la loyauté, le dévouement, les bonnes intentions. Une personne ne peut s’épanouir que lorsqu’il a trouvé l’activé qui lui convient vraiment. Il n’est pas possible d’être heureux sans accomplir quelque chose qu’il nous fasse plaisir.

De plus, d’après Confucius, la musique est très importante car elle représente l’ordre et l’harmonie. Elle permet d’exprimer ses sentiments les plus nobles. A l’époque du sage, la musique comme elle existait était appelée « musique classique confucéenne ». Elle existe toujours de nos jours, cette musique est toujours pratiquée, surtout en Corée.

Le Confucianisme n’est pas une religion, en dehors du fait que la question ne s’est jamais posée pour les chinois, l’autorité accordé à Confucius n’a rien à voir avec celle d’un Dieu, il s’agit ici de s’inspirer d’une philosophie, d’un mode de vie basé sur des textes anciens.

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Le Taoïsme

Le non-agir et l’énergie de la nature

La légende raconte que, dès sa naissance, le personnage de Lao-Tseu, père fondateur du taoïsme, dont le nom signifie «vieil enfant», avait tellement réfléchi que ses cheveux en étaient devenus tous blancs. C’est cet homme qui vécut au VIe siècle avant notre ère, contemporain de Confucius et de Bouddha (il est vraisemblablement né en – 604), qui sut disparaître sans laisser de traces, qu’il faut considérer comme l’auteur légendaire du Tao te King (le «Livre de la Voie et de la Vertu»), l’ouvrage chinois le plus traduit, aujourd’hui, en Occident. 

Le taoïsme est une doctrine du non-agir: il refuse la peur de l’échec, le contrôle volontaire ou la contrainte exercée par une partie de soi-même sur une autre et recherche, à l’inverse, dans l’acte spontané, l’accord avec la puissance vitale naturelle propre à chacun. Ce qui agit en soi n’est plus la volonté ou l’intellect personnels, mais l’«esprit», le «cœur», ou le «ciel». Le non-agir sert à affirmer le mode immédiat de la présence continue qui est à l’intérieur de soi et qui culmine dans la figure de l’homme parfait (zhen ren). Ce dernier est anonyme, désindividualisé, exempt de l’inquiétude, libéré de l’ego, il «se fait et se défait avec les choses, tout en restant identique à lui-même, mais dans une tout autre dimension, cosmique et mystique, si vaste que personne ne peut en faire le tour, et qu’elle permet toutes les transformations», comme l’écrit le sinologue François Cheng, dans l’article «Le vide dans la philosophie chinoise», in Vide et plein (Points Seuil). Autrement dit, le tao désigne la voie du salut pour qui sait adhérer à la nature en son mouvement. Mais il n’est pas l’affaire des seuls taoïstes, puisqu’il constitue le principe régulateur de l’Univers; il relève à ce titre d’une spéculation commune à tous les penseurs de la Chine ancienne. 

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Le yin-yang

Le fondement du taoïsme, sa racine, est le vide. Le tao d’origine est conçu comme le vide suprême d’où émane l’Un, c’est-à-dire le souffle primordial. Puis l’Un engendre le Deux, incarné par les deux souffles que sont le yin et le yang, en perpétuel changement et transformation, et leur interaction régit les souffles vitaux dont sont animés les vivants.

«La cosmogonie chinoise se trouve dominée par un double mouvement croisé que l’on peut figurer par deux axes» , explique François Cheng :

  • un axe vertical qui représente le va-et-vient entre le vide et le plein, le plein provenant du vide et le vide continuant à agir sur le plein;
  • un axe horizontal qui représente l’interaction, au sein du plein, des deux pôles complémentaires, yin et yang…».

Mais laissons Cyrille Javary, traducteur émérite du TAO TE KING nous en parler dans cette vidéo :

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Yin Yang – La dynamique du monde.


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Les Trois Sagesses Chinoises



Les Trois sagesses chinoises Cyrille J.-D. Javary